Apaches et Blousons noirs : Quand la France avait peur

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À l’heure de la montée des incivilités et tandis que les affrontements entre bandes rivales occupent les chaînes d’information en continu, on est tenté de rappeler qu’au siècle dernier, déjà, Apaches et Blousons noirs défrayaient la chronique et inquiétaient le pays.

Au cœur de l’été, Gérald Darmanin s’inquiétait de " l’ensauvagement d’une partie de la société ". Le thème de l’insécurité est ancien, certes. Mais il fait toujours recette. Si le karcher ne prolonge pas tout à fait le bagne et les maisons de redressement, le parallèle entre la délinquance dans les banlieues et l’épopée des Blousons noirs ou de leurs ancêtres " Apaches " mérite d’être exploré.Dans le Paris de la Belle époque, les kiosques sont garnis des Unes illustrées qui racontent les crimes des " Apaches ". Le terme apparaît en 1900 pour désigner une bande de jeunes (déjà) de Ménilmontant. Il y avait Les loups de la butte, Les Monte-en-l’air des Batignolles, mais aussi Les gars de Charonne ou La bande des quatre chemins d’Aubervilliers. À chacun son territoire. Au programme ? Vols, meurtres, proxénétisme.Détrousser les bourgeois des grands boulevards.C’est la presse qui a popularisé ce nom, bientôt mis en chanson par Aristide Bruant dans ses Chants d’Apaches. Un peu plus tôt, en 1889, Buffalo Bill terminait sa tournée en France et la conquête de l’Ouest touchait à sa fin. Alors, à défaut d’un vrai Geronimo vadrouillant aux portes de Paris, les journalistes baptisent de ce nom les quelques jeunes...

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