Anxiété et mauvais résultats aux examens : "l'hypothèse de l'interférence" est remise en cause

ERIC LALMAND / BELGA MAG / Belga via AFP

Souvent tenue responsable de mauvais résultats chez les étudiants anxieux, le lien exact entre l'anxiété lors des examens et la réussite scolaire demeure vague. Des chercheurs lèvent le voile sur les conséquences de l'anxiété lors des périodes d'examens et remettent en cause "l'hypothèse d'interférence".

Les mains moites, le coeur qui bat à la chamade, des troubles du sommeil, nos pires craintes qui nous font face... Lorsque l'anxiété apparaît en réponse à un danger, notre corps nous le fait sentir et notre esprit nous le fait savoir. Pour les étudiants, les examens sont particulièrement anxiogènes, surtout pour ceux qui sont déjà de nature anxieuse. Pour cette raison, il n’est pas surprenant de penser que lorsqu’un étudiant est angoissé lors d’un examen, il obtiendra de moins bons résultats qu’un étudiant qui reste serein.

Détrompez-vous !, pourrait nous dire Maria Theobald, chercheuse à l’Institut Leibniz pour la Recherche et l'Information en Éducation (Allemagne) et directrice de l'étude. Ce n’est pas l’anxiété lors d’un examen qui induit les mauvais résultats, mais l’anxiété... durant la période de révisions. Pour arriver à cette conclusion, le Dr Theobald et son équipe ont réalisé une étude sur 309 étudiants en médecine préparant leur examen final (le plus important de leur cursus universitaire) grâce à un suivi quotidien de leurs révisions et de leur état d'anxiété. Les résultats publié dans Psychological Sciences questionnent une théorie bien connue : "l'hypothèse d'interférence".

"L'hypothèse de l'interférence" remise en question

Jusqu'à maintenant, la seule théorie retenue à propos des conséquences de l'anxiété sur les résultats scolaire était "l'hypothèse de l'interférence". Elle suggère que l'anxiété crée des pensées "parasites", non pertinentes, comme par exemple les conséquences négatives de l'échec à l'examen, qui vont empêcher une bonne retransmission des connaissances au moment voulu. De plus, l'hypothèse affirme que ces inquiétudes irrationnelles occupent de la capacité de mémoire de travail, la rendant indisponible pour de l'apprentissage. En d'autres termes, les élèves très anxieux lors des examens avec une petite capacité de mémorisation ne sont pas en mesure de compenser les effets de l'interférence et obtiennent des résultats faibles aux examen[...]

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