Antwaun Sargent, ou comment « rendre manifestes des vies noires »

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En 2018, Tyler Mitchell, 23 ans, est le premier photographe noir à faire la couverture du Vogue américain avec la chanteuse Beyoncé. Pour les photographes, c?est une date « pivot », qui va donner l?impulsion à toute une génération. Ils ont moins de 30 ans pour la plupart. Venus des États-Unis, du Nigeria, du Royaume-Uni, d?Éthiopie ou d?Afrique du Sud, ils sont réunis sous la bannière d?une new black vanguard (« nouvelle avant-garde noire ») par l?ex-critique d?art, essayiste et commissaire d?exposition américain Antwaun Sargent.

Après avoir convaincu le public de la galerie new-yorkaise Aperture il y a deux ans et les lecteurs de son très beau livre The New Black Vanguard. Photography between Art and Fashion, Sargent, qui a rejoint la prestigieuse galerie Gagosian dans le cadre d?un partenariat, présente à Arles l?exposition qu?il a consacrée au phénomène aux États-Unis et qui y retournera cet automne, à Baltimore, précisément, après avoir été présentée l?année dernière en Australie et au Qatar.

Retour avec lui sur les mots-clés choisis pour ce « show » palpitant, où le corps noir investit des fonds acidulés, jouant autant sur des références historiques et artistiques d?un passé commun que sur les enjeux contemporains de cette représentation qui se décline aussi, à Arles, dans les portraits du Sud-Africain Pieter Hugo ou dans les expositions « État d?esprit africain », sur les mégapoles africaines, ou « Thawra ! », sur les révoltés du Soudain.

New. Pour être [...] Lire la suite

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