Me Antoine Vey : « Twitter est complice de délits »

Propos recueillis par Valentine Arama
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Logo du réseau social Twitter.
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Le 28 janvier, Mes Antoine Vey et Éric Morain ont adressé une citation à comparaître à Twitter, pour trois clients qu'ils représentent. Tous victimes de terrorisme par le passé, ils ont décidé de porter plainte après avoir fait l'objet de menaces sur le réseau social. Leur plainte a cependant été classée sans suite par le parquet de Paris et Twitter est aujourd'hui tenu pour responsable du classement, dans la mesure où il n'a pas répondu aux requêtes judiciaires visant à identifier les auteurs des menaces.

Cette assignation, pour « refus de déférer à une demande d'une autorité judiciaire » et « complicité des délits d'injure publique », a été adressée pour le compte d'une rescapée de l'attaque contre le Bataclan, Aurélia Gilbert, le père d'une victime de l'attentat, Georges Salines, et par l'ancien journaliste Nicolas Hénin, otage en 2013 du groupe État islamique. Tous les trois ont été ciblés par une vague de harcèlement après avoir pris position en faveur du rapatriement des enfants de djihadistes français retenus en Syrie. Faute de réponse de Twitter à ses requêtes, le parquet de Paris a successivement classé leurs plaintes au cours de l'année 2020, pour cause « d'auteurs inconnus ». Me Vey donne les détails de cette assignation au Point.

Le Point : Quel est exactement l'objet de la citation à comparaître ?

L'avocat Antoine Vey. © JOEL SAGET / AFPAntoine Vey : Il y a trois plaignants, qui sont des victimes directes ou indirectes du Bataclan. Ces trois vi [...] Lire la suite