Antisémitisme : les errements de Mélenchon, l’erreur de Bardella

L’appel à une grande manifestation dimanche à Paris contre l’antisémitisme, lancé conjointement par Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, respectivement présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, est d’ores et déjà l’occasion d’une clarification politique.

D'abord du côté de la France Insoumise qui refuse d’y participer, invoquant la présence d’élus du Rassemblement National dans les cortèges. Un prétexte facile pour cacher les errements de ses responsables, en tout premier lieu Jean-Luc Mélenchon, incapables de qualifier les exactions du 7 octobre commises par le Hamas de « terroristes » et donc de reconnaître la barbarie des tueries de 1400 hommes, femmes, enfants sur le sol israélien. Incapables aussi de se ranger clairement du côté des valeurs de notre République, notamment celle de la laïcité.

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Dans un énième tweet particulièrement odieux, le leader de la France Insoumise affirmait mercredi 8 novembre que « les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vous », allusion une nouvelle fois, aux propos de Yaël Braun-Pivet qui avait parlé du « droit inconditionnel d’Israël à se défendre ». Le jeu trouble de cette gauche radicalisée a évidemment des visées électoralistes, avec en ligne de mire, la perspective de ramener dans le giron des insoumis les abstentionnistes des quartiers et des banlieues, lesquels ont voté majoritairement en 2022 pour Mélenchon ou ses candidats au...


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