Anti-pass sanitaire : 121.000 manifestants ce samedi selon le ministère de l'Intérieur, la mobilisation toujours en baisse

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La mobilisation continue de baisser à quelques jours de l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les professions de santé.

Il s'agit de leur neuvième semaine de mobilisation. Des dizaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus ce samedi dans les rues de nombreuses villes de France pour dénoncer le pass sanitaire, à quelques jours de l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les professions de santé.

Mais après trois week-ends de baisse, la dynamique continue dans le même sens puisque le ministère de l'intérieur a comptabilisé ce samedi 121.000 manifestants en France, dont 19 000 à Paris. La semaine dernière, ils étaient 140.000, 165.000 la semaine précédente et 175.000 sept jours plus tôt. 

Toujours selon la même source, 96 personnes ont été interpellées lors des manifestations aujourd'hui rien qu'à Paris. 3 membres des forces de l'ordre ont également été blessés.

Dans la capitale, cette coalition hétéroclite d'antivax, de proches des "gilets jaunes", de militants d'extrême droite ou, plus généralement, d'adversaires politiques du gouvernement a formé quatre cortèges. 

"Macron, ton pass, on n'en veut pas" 

L'un d'entre eux s'est élancé en début d'après-midi de l'avenue de Breteuil, mélange de "gilets jaunes" ou de militants du syndicat Sud ou d'extrême gauche, aux cris de "Macron, ton pass, on n'en veut pas", "Macron démission" ou "Non à la dictature".

Dans ses rangs, des personnels soignants, contraints à l'obligation vaccinale à partir du 15 septembre sous peine d'être suspendus.

"On est au pied du mur. Le 15 septembre, des collègues et moi allons être suspendus sans salaire. Le système de santé n'avait pas besoin de ça", désespère Corinne, aide-soignante depuis 30 ans, venue de Franche-Comté pour manifester à Paris.

Ces manifestations interviennent au lendemain de la mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui" de l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, dans le cadre de l'enquête ouverte par la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19.

"Agnès Buzyn n'est qu'un pantin. Elle obéit aux ordres", a commenté Rachel, une musicothérapeute qui manifestait à Rennes. "Je souhaite que tous les personnels politiques qui ont accepté la manipulation d'un pseudo-scientifisme mondial passent en jugement."

"On peut tous les mettre avec elle !", a renchéri Pascale Guyot, aide-soignante et déléguée syndicale FO. "Il y en a pas un qui a bien géré la crise et ça a continué avec Véran", a-t-elle ajouté au milieu du cortège de Clermont-Ferrand.

Tirs de grenades lacrymogènes à Paris

Quelques incidents ont été signalés à Paris à la mi-journée autour des Champs-Elysées, où les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour en interdire l'accès à des manifestants. Plusieurs personnes ont été interpellées, selon une source policière.

Le seuil symbolique des 50 millions de personnes ayant reçu une première dose de vaccin, prévu par le gouvernement pour fin août puis début septembre, n'est toujours pas atteint.

Obligatoire depuis le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes, le pass sanitaire a été étendu à l'accès aux hôpitaux, sauf urgences, aux bars, aux grands centres commerciaux et aux 1,8 millions de salariés au contact du public.

Article original publié sur BFMTV.com

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