Antarctique : un important glacier pourrait atteindre un point de non-retour et provoquer une montée des eaux de 3 m !

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

En Antarctique, il est un glacier qui inquiète particulièrement les chercheurs. Le Pine Island Glacier. Que nous pouvons aussi appeler le glacier de l’île du Pin. Il correspond à une région à écoulement rapidement qui draine une zone de l’ouest de l’Antarctique d’environ les deux tiers de la taille du Royaume-Uni. Et surtout, il perd actuellement plus de glace que n’importe quel autre glacier de la région. En février 2020, il a encore perdu un iceberg géant — de la taille de l’île de Malte.

Timelapse : Pine Island Glacier perd encore un iceberg géant

Pine Island Glacier et son voisin, le glacier Thwaites, sont déjà responsables d’environ 10 % de l’élévation du niveau de la mer. Mais ce qui préoccupe les chercheurs, c’est qu’ils pensent que la région pourrait atteindre un point de basculement, un point de non-retour qui la mènerait vers un retrait irréversible. Et qui entraînerait l’effondrement de tout l’ouest de la calotte glaciaire antarctique. Avec pour conséquence, une montée des eaux de plus de trois mètres !

Pour en avoir le cœur net, des glaciologues de l’université de Northumbria (Royaume-Uni) ont mobilisé la puissance d’un modèle de flux de glace pour identifier les points de basculement dans les calottes glaciaires. Leur conclusion : Pine Island Glacier présente au moins trois points de non-retour. Le troisième d’entre eux, déclenché par l’augmentation de la température de l’océan de 1,2 °C conduit à un retrait irréversible de l’ensemble du glacier.

Deux décennies de mouvements de glace sur le Pine Island Glacier, dans l’ouest de l’Antarctique. © Lauren Dauphin, NASA Earth Observatory
Deux décennies de mouvements de glace sur le Pine Island Glacier, dans l’ouest de l’Antarctique. © Lauren Dauphin, NASA Earth Observatory

Un résultat enthousiasmant, mais inquiétant

« Notre étude est la première à confirmer que Pine Island Glacier peut franchir des seuils critiques, souligne Sebastian Rosier, chercheur, dans un communiqué de l’université de Northumbria. Alors que de nombreuses simulations montraient des périodes de recul sans pouvoir les assimiler à un point de basculement, notre méthodologie...

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