Antarctique : le plus gros iceberg du monde s'est détaché et désintégré

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L'iceberg le plus gros du monde, de la taille de la moitié de la Corse, s'est détaché de l'Antarctique avant de se désintégrer.

L'iceberg aujourd'hui le plus gros du monde, d'une taille équivalente à la moitié de la Corse, s'est détaché de l'ouest de l'Antarctique, un phénomène probablement naturel selon les experts, même si la région est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique. Les scientifiques avaient à l'oeil depuis plusieurs jours cet énorme bloc de glace baptisé A-76 qui avait commencé à se séparer de la barrière de glace de Ronne, un de ces rebords massifs de la calotte glaciaire qui s'étendent sur la mer.

Le vêlage -terme utilisé pour qualifier la séparation d'un iceberg- a finalement été confirmé grâce aux images du satellite Sentinel-1 du programme européen d'observation de la Terre Copernicus, a annoncé l'Agence spatiale européenne. L'iceberg d'environ 170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4.320 km2, flotte désormais sur la mer de Weddell où il sera presque voisin de celui qui était le plus gros, l'iceberg A-23 qui est coincé dans cette zone depuis son vêlage en 1986.

Mais si A-76 est aujourd'hui le plus gros, "il n'entrerait pas dans le top 10 des plus gros icebergs de tous les temps", explique Alex Brisbourne, glaciologue au British Antarctic Survey (BAS), organisme de recherches britannique qui l'avait repéré initialement. Par exemple, en 2017, A68, un des plus gros icebergs jamais vu, de 5.800 km2, épais de 350 mètres et pesant mille milliards de tonnes, avait attiré l'attention des scientifiques et des médias en se détachant d'une autre partie de l'Ouest de l'Antarctique, la barrière de glace de Larsen, à la pointe de la péninsule.

Trois an de voyage avant de se désintégrer

Après un voyage de trois ans, cet iceberg s'est finalement éteint en avril, se morcelant en blocs trop petits pour être suivis. Avant sa désintégration, il s'était dangereusement approché d'une île reculée de l'Atlantique Sud, menaçant des colonies de manchots et de phoques, finalement sans conséquence désastreuse. La formation des icebergs, blocs de glace d'eau douc[...]

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