Antarctica : « La nature nous réserve toujours des instants magiques »

Nathalie Mayer, Journaliste
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L’Antarctique, le continent blanc. Une surface égale à quelque 26 fois celle de la France métropolitaine. Presque entièrement recouverte de glace. Aristote en rêvait déjà dans l’Antiquité. Mais il n’a été découvert qu’il y a à peine plus de 200 ans. Et à la fin du XIXe siècle, son exploration faisait figure de dernier grand défi pour les scientifiques et les navigateurs du monde entier.

Son rêve d’Antarctique, Greg Lecoeur, le photographe originaire de Nice qui s’est spécialisé au fil des années dans la prise de vue sous-marine, vient tout juste de le réaliser. Et à l’occasion de la parution de son livre Antarctica, il nous raconte cette aventure humaine hors du commun.

C’est à bord d’un voilier de quinze mètres que Greg Lecoeur et ses compagnons ont embarqué pour une formidable expédition en Antarctique. © Greg Lecoeur, Tous droits réservés
C’est à bord d’un voilier de quinze mètres que Greg Lecoeur et ses compagnons ont embarqué pour une formidable expédition en Antarctique. © Greg Lecoeur, Tous droits réservés

Des conditions météo dantesques

Elle commence dans la difficulté. Celle d’atteindre la péninsule antarctique à la voile. « Nous avions choisi la voile pour limiter l’impact environnemental de notre expédition. » La porte d’entrée, c’est la ville d’Ushuaïa à l’extrême sud de l’Argentine. « Puis, il faut naviguer le long du canal du Beagle. » Avec en ligne de mire, le mythique et très redouté Cap Horn. « Mais avant de pouvoir s’engager dans le passage de Drake, il faut attendre une fenêtre météo “favorable”. Or avec le changement climatique, la météo dans la région devient de plus en plus imprévisible. » Il a donc fallu aux membres de l’équipage s’armer tout autant de courage que de patience. « Nous avons même dû faire demi-tour pour trouver refuge dans l’archipel des Wollaston », nous confie Greg Lecoeur.

L’aventure n’en est devenue que plus belle

Finalement, trois longues semaines et cinq jours de navigation en haute mer ont été nécessaires au photographe et ses compagnons de route pour atteindre enfin la péninsule antarctique. « Les vents, les vagues, les grains, le froid. Nous avons vécu des moments compliqués face aux éléments,...

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