Annonces de Macron sur la sécurité à Nice: l'équipe de Pécresse dénonce un déplacement de candidat

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La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse à Paris le 8 janvier 2022 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse à Paris le 8 janvier 2022 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

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La politique sur fond de crise sanitaire. Les principaux candidats à la présidentielle ou leurs représentants participaient ce mardi matin à une réunion en visioconférence avec le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal afin d'évoquer "les conditions de déroulement de la campagne présidentielle, dans le contexte épidémique actuel".

Une réunion au ton "républicain" et "cordial", d'après l'entourage du chef du gouvernement, mais qui s'est révélée teintée d'une coloration très politique. L'émissaire de Valérie Pécresse, son directeur de campagne Patrick Stefanini, en a par exemple profité pour aborder le déplacement d'Emmanuel Macron dans les Alpes-Maritimes lundi.

Saisine de la Commission nationale des comptes de campagne

"C'était un déplacement de candidat et donc ça crée une inégalité entre les candidats", a pointé l'ancien préfet.

L'équipe de la candidate Les Républicains (LR) pointe particulièrement du doigt le fait que le chef de l'État a annoncé de nouvelles mesures en matière de sécurité, contenues dans une future loi sur la sécurité (Lopmi). Un projet de loi doit être présenté en mars, avec un budget chiffré à 15 milliards d'euros sur cinq ans.

À ce stade, Emmanuel Macron n'est pas officiellement candidat à sa réélection, bien qu'il a confessé la semaine passée en avoir "envie". Voyant un aveu de candidature dans le déplacement niçois, Patrick Stefanini a annoncé que le président du parti LR, Christian Jacob, allait saisir la Commission nationale des comptes de campagne sur ce point.

Lundi, Emmanuel Macron a annoncé depuis Nice qu'il comptait d'ici à 2030 doubler les effectifs policiers sur le terrain. Il a également fait part de la création de 200 brigades de gendarmerie en milieu rural ainsi que d'une "force d'action républicaine pour les quartiers". Le chef de l'État a également dévoilé le triplement de l'amende forfaitaire pour le délit de harcèlement de rue ainsi que multiplier par deux le nombre d'enquêteurs consacrés aux violences intrafamiliales en 5 ans. Aussi, Emmanuel Macron veut généraliser la peine d'amende forfaitaire pour "tous les délits prévoyant une peine d'emprisonnement inférieure à un an".

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Des demandes des candidats à l'exécutif

Outre cette séquence très politique ce mardi, Patrick Stefanini a également présenté des requêtes à l'exécutif en vue de la présidentielle d'avril. Le directeur de campagne de Valérie Pécresse a ainsi plaidé pour porter à trois le nombre de procurations par électeur.

Le camp LR n'était pas le seul à présenter des demandes. Éric Zemmour pour sa part a réclamé qu'il n'y ait pas de pass sanitaire ou vaccinal pour les électeurs ni pour les assesseurs.

"Sinon vous favoriserez l'abstention, j'espère que vous n'allez pas jusqu'à emmerder les électeurs. Sur les meetings, ce ne sont pas seulement des réunions de fans, il n'y a qu'Emmanuel Macron qui peut penser que l'on rencontre les électeurs sur Internet", a-t-il asséné.

Marine Le Pen a également demandé à ce que le télétravail obligatoire ne s'applique pas aux salariés et bénévoles des campagnes électorales, que les meetings puissent se tenir normalement et que la commission des comptes de campagne clarifie sa jurisprudence sur le remboursement ou non du flocage des bus, ainsi qu'une campagne d'information étatique sur les procurations afin de lutter contre l'abstention.

À ces demandes, l'exécutif a répondu qu'il n'y aurait qu'une seule procuration par Français et que le pass vaccinal ne serait pas nécessaire pour aller voter. Le Premier ministre s'est également dit ouvert sur la question de nouvelles dépenses prises en charge par l'État, par exemple pour les candidats qui distribueraient des masques FFP2 pour leurs meetings. Jean-Denis Combrexelle, nommé à la tête du nouveau comité de liaison Covid sur le déroulement de la campagne présidentielle, devrait écrire à la Commission nationale des comptes de campagne pour éclaircir ce point.

Article original publié sur BFMTV.com

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