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Anniversaire du coup d'État de 1964 au Brésil: Lula ne veut «pas s'attarder sur la question»

Il y a soixante ans, un coup militaire instituait la dictature au Brésil. Une période sombre de l’histoire du pays qui a duré jusqu’en 1985. Le président Luis Inacio Lula da Silva a préféré jouer profil bas : il n’y aura pas d’événement officiel, même si des rassemblements de militants et d’organisations sociales sont organisés pour condamner et se souvenir de ce pan de l'histoire brésilienne. La décision fait polémique alors que Lula tente de conserver une entente fragile avec l’armée.

En mars 1964, les militaires brésiliens se rebellent contre le président Joao Goulart (1961-1964) et restent 21 ans à la tête d'une dictature admirée par l'ancien chef d'État d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), un ancien capitaine de l'armée. Contrairement à l'Argentine voisine, qui a jugé les agents de l'État accusés d'avoir commis des crimes pendant la dictature (1976-1983), au Brésil, le chapitre a été clos par une loi d'amnistie de 1979.

« Partie de l'Histoire »

Ce soixantième anniversaire semblait donc propice à ce que le président Lula, ancien syndicaliste à l'origine d'une grève historique contre le gouvernement de facto de l'époque, se souvienne des victimes du putsch, qui a fait 434 morts ou disparus selon les conclusions de la Commission nationale de la vérité. Mais le président Lula a affirmé que le coup d'État de 1964 faisait désormais « partie de l'Histoire » et que son gouvernement n'allait « pas s'attarder sur la question ».


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