Anne Sinclair: "Avec DSK, j'étais sous emprise"

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Leur vie, leur choc, leur rupture, Anne Sinclair se confie à Match.

Dix ans après l’affaire DSK, elle sort enfin de son silence: celle qui a longtemps posé les questions est prête, désormais, à donner ses réponses. Dans « Passé composé » (parution le 2 juin aux éditions Grasset), Anne Sinclair revient avec sincérité sur les joies et les orages de sa vie. Aujourd’hui, elle se dit « heureuse, sereine ». « Plus détendue » qu’elle ne l’a jamais été. Extraits.

Sur sa relation avec Dominique Strauss-Kahn
«… Avec lui, je reproduisais un modèle bien connu dont je n’étais, à vrai dire, pas émancipée : l’impossibilité de déplaire, la hantise du désaccord et du courroux de l’autre. On appelle cela l’emprise. Elle peut être d’ordre sexuel, intellectuel, elle était pour moi d’ordre affectif...»

«J’ai cru que rien ne nous séparerait. Et que nous vieillirions ensemble. » Bien sûr, il y eut des doutes, quand il buvait du regard les jolies femmes, qu’il fermait subitement son téléphone ou qu’il rentrait à 2 heures du matin, murmurant: «Tu sais, on prend toujours un pot après le conseil municipal. Vérifie si tu veux…» Toujours, il retournait les situations, pulvérisait les suspicions, rappelait leur fusion avec son éternel: «Enfin, tu es un petit bout de moi!»

L'anecdote des alliances

(Dans le livre, elle raconte) les emplettes sur la 46e Rue pour acheter des alliances, sur les conseils de l’avocat Benjamin Brafman qui s’étonnait que ses clients n’en portent pas, erreur devant un juge américain. Le bijoutier sortait ses beaux modèles et elle, pas franchement d’humeur à jouer les fiancées, pressait: «The cheapest, the cheapest! » (la moins chère, la moins chère!).

Retrouvez l'intégralité de notre rencontre avec Anne Sinclair, ainsi que des extraits exclusifs de « Passé composé » (éd. Grasset), dans(...)


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