Anne Hidalgo exige plus de l’État pour lutter contre le crack à Paris

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110 fonctionnaires de police sont déployés pour une vaste opération anti-crack, place Stalingrad, à Paris, le 4 mai dernier.
110 fonctionnaires de police sont déployés pour une vaste opération anti-crack, place Stalingrad, à Paris, le 4 mai dernier.

Anne Hidalgo réclame une solution à l'État pour en finir avec le crack à Paris. Selon elle, ce qui est en place actuellement ne fait que déplacer le problème et ne suffit pas. Elle en a assez de « la politique à court terme » du gouvernement. Dans un entretien au Figaro, la maire de la capitale se dit « très en colère », juge qu'il « n'est pas acceptable que l'État laisse pourrir la situation » et demande « un plan antidrogue digne de ce nom ».

Après des tirs de mortiers d'artifice, début mai, contre les fumeurs de crack omniprésents dans le quartier de Stalingrad, ceux-ci sont incités par la police depuis lundi à se regrouper dans les jardins d'Éole, un parc public clos à 600 mètres de là, désormais ouvert jusqu'à 1 heure pour eux.

« C'est à l'État aussi de prendre en charge les toxicomanes »

« Je ne peux pas me satisfaire de cette politique à court terme qui consiste à transférer le problème d'un quartier à un autre », explique Anne Hidalgo, qui refuse de « porter le chapeau » de cette situation et met en cause « le préfet de police », qui présente selon elle cette stratégie comme « la seule solution ». L'élue socialiste estime que « la bataille contre le trafic des stupéfiants est le rôle de l'État » et considère que « c'est à l'État aussi de prendre en charge les toxicomanes ».

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