Anne Hidalgo en campagne

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Après la performance honorable des socialistes aux régionales, la maire de Paris veut accélérer dans la course à l’Élysée. Ces derniers mois, Paris Match l’a suivie au gré de nombreux déplacements en province. Un tour de France qui a vu mûrir sa détermination et s’affiner sa stratégie : s’appuyer sur un solide réseau d’élus locaux afin de casser son image parisienne. Anne Hidalgo a désormais l’été pour déjouer des sondages actuellement décevants. Et relever le défi du rassemblement de la gauche et des écologistes.

«La présidentielle, ce n’est pas le chemin du bonheur. Je pourrais rester dans mon bureau de maire de Paris, c’est le plus beau du monde. Je pourrais très bien me contenter d’attendre les Jeux olympiques, en 2024. Ce sera le plus bel événement jamais organisé en France depuis la Coupe du monde 1998. Mais je ne me résous pas à ce que le parti de Jaurès et de Mitterrand s’éteigne comme ça.» Dans le train qui, ce 12 février, l’emmène à Rouen, première étape de son tour de France, Anne Hidalgo justifie sa démarche. On a connu des démarrages de campagne plus enthousiastes. Dehors, la température frôle 0 °C. Le même froid polaire qui enferme la candidate du PS dans les sondages. Pas de quoi la décourager. La maire de Paris se lance en dehors du périphérique et avance masquée, au sens propre comme au sens figuré. Trop tôt pour parler de candidature. Tout juste admet-elle vouloir faire «son devoir» après avoir juré, durant la campagne des municipales, que jamais elle ne se lancerait dans la course à la présidentielle.

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La première traversée du périphérique est sans risques. Rouen, la capitale normande, est restée dans les mains des socialistes. Le nouveau maire, Nicolas Mayer-Rossignol, ingénieur normalien de 43 ans formé à l’école Fabius, lui fait bon accueil. Il a convié son voisin du Havre, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, pour parler Grand Paris. «Édouard» et «Anne» font assaut d’amabilités entre deux propos convenus sur la nécessité d’une stratégie commune de développement de l’axe Seine, entre Île-de-France et Normandie. «Il est chouette, Édouard», nous confie-t-elle dans le train du retour. Plus chouette que Macron, dont elle déteste par-dessus(...)


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