Anne-Claude Crémieux, professeure d'infectiologie : "Le confinement reste probable"

·1 min de lecture

Professeure d'infectiologie, membre de l'Académie de médecine, Anne-Claude Crémieux, est une spécialiste des crises sanitaires. Elle est l'auteure de "Gouverner l'imprévisible : pandémie grippale, SRAS, crises sanitaires" (éditions Lavoisier, 2009).

La perspective d'un confinement s'éloigne-t-elle?
Sans connaître les résultats de la deuxième enquête flash visant à mesurer le taux de pénétration du variant anglais dans le pays, on sait qu'il circule tellement qu'il reste très peu de marges de manœuvre. Le moment où l'augmentation va être très rapide s'approche. Le confinement reste donc probable. La question, c'est: quand interviendra-t-il? Le gouvernement cherche sans doute à gagner du temps, et peut-être à agir pendant les vacances scolaires, qui génèrent une diminution de l'activité et donc de la circulation du virus. C'est assez légitime.

N'est-il pas dangereux ­d'attendre?
Depuis quelques mois, on commençait à apprivoiser le virus. Les tests massifs avaient dissipé le brouillard sur le nombre des contaminations ; les mesures de freinage étaient calibrées, l'horizon s'éclaircissait avec l'arrivée des vaccins. Même s'il avait été moins efficace, le confinement allégé de l'automne avait fonctionné. On savait que le couvre-feu pouvait être utile. Puis ce nouveau variant a surgi et il réintroduit de l'incertitude. Son taux de reproduction atteint 1,5 ; soit 50% de plus que la souche circulante. Dans le Kent, où il est apparu et s'est diffusé en premier massivement, des action...


Lire la suite sur LeJDD