Animaux mutilés : neuf attaques en plein confinement

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Selon le collectif « Urgence Chevaux et Milieu rural en danger », neuf attaques se sont produites en plein confinement. La nuit dernière, un cheval a été émasculé et énucléé dans l'Hérault. Au total 80 mutilations sur les 400 cas recensés sont d’origine humaine avérée.

Le 18 octobre, c’est un taureau émasculé qui est retrouvé par un paysan en plein champ, près de Parthenay dans les Deux-Sèvres. Le 28 octobre, dans l’Orne, c’est un vieux cheval qui est mutilé à l’arme blanche. Deux jours tard, dans l’enclos voisin, deux poneys sont drogués mais découverts à temps par le propriétaire. Le 31 octobre, une jument est tuée, l’oreille découpée, dans le Béarn. Le 7 novembre, un veau de race limousine âgé de 15 jours esrt abattu dans un pré isolé, l’oreille gauche tranchée. Les cas se succèdent inexorablement et on trouve rarement d’explication. Sur un total de 400 animaux mutilés, les enquêteurs ont conclu à une intervention humaine avérée pour 80 cas. Les autres auraient été attaqués par des animaux errants ou des charognards.

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Seuls douze députés ont répondu à l'appel du collectif

Les modes opératoires changent, les affaires se multiplient sur le territoire mais les gendarmes refusent de fait à parler de « sérialité » entre les affaires dispersées dans toute la France. Les enquêtes sont menées au niveau local par des brigades et section de recherches de gendarmerie, avec, en appui, des vétérinaires de la Garde républicaine et des experts scientifiques de l’Institut de recherche criminelle (IRCGN). Les informations sont centralisées par l’Office central des atteintes à l’environnement et la santé publique (OCLAESP). Résultat, quelques interpellations de « profils déviants » ou de zoophiles selon des sources judiciaires. Mais les agressions continuent dans les campagnes et suscitent angoisse, panique et drames humains chez les éleveurs et propriétaires. C’est devenu une véritable psychose.

« On a compté huit cas en plein(...)


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