Animaux : Mal aimé de la recherche, l’âne domestique vient de trouver son berceau d’origine

Animaux : Mal aimé de la recherche, l’âne domestique vient de trouver son berceau d’origine

REHABILITATION - L’âne suscite un intérêt scientifique inversement proportionnel aux services qu’il a pu rendre dans l’histoire des civilisations. A Toulouse, des chercheurs viennent d’identifier la région du monde où il a été domestiqué. Bien avant le noble cheval

Bonnet d’âne, âne bâté, coup de pied de l’âne. On ne peut pas franchement dire que l’âne soit le plus glamour des animaux. Il est tout juste bon dans l’imaginaire populaire à mourir tout seul au fond d’une étable ou à faire de la figuration. Peu importe qu’il soit docile, endurant, capable de se coltiner des chargements titanesques et de rendre encore « des services colossaux » dans certaines économies pastorales.

Et cette désaffection générale se retrouve jusque dans les travaux des scientifiques. « Ces biais de représentation se sont propagés dans la recherche, si bien qu’il y a très peu d’études génétiques sur cet animal alors qu’il y en a énormément sur son cousin très proche le cheval », remarque Ludovic Orlando du Centre d’anthropologie et de génomique de Toulouse (CAGT)*. Cet « archéologue moléculaire » est bien placé pour faire amende honorable, il est connu pour ses travaux sur les équidés aujourd’hui éteints et sur l’origine de la domestication des chevaux.

Des milliers d’années plus tôt que le cheval

Mais l’heure de la vengeance de l’âne a sonné. En collaboration avec 37 autres scientifiques mondiaux, l’équipe a mis(...) Lire la suite sur 20minutes

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