Votre animal de compagnie reflète-t-il votre état de santé ?

Julien Hernandez, Rédacteur scientifique
·2 min de lecture

Nos petites boules de poils, qui ont pris soin de nous durant ces deux confinements, seraient-elles le reflet de notre état de santé ? C'est ce que suggère une récente étude parue dans le British Medical Journal concernant le diabète et les propriétaires de chien uniquement. Que dit vraiment cette étude ? Faisons le point.

Le point de départ : des corrélations antérieures

Comment est venue l'idée de réaliser une telle étude à ces scientifiques suédois et britanniques ? Tout simplement car il existait déjà des données émanant d'études transversales témoignant d'une corrélation entre l'adiposité des animaux de compagnie, spécifiquement des chiens, et celle de leur maître. L'une des hypothèses avancées pour expliquer ces corrélations était le partage de comportements de santé délétères comme l'alimentation et la sédentarité. De même, des corrélations existent entre les humains qui vivent ensemble. Si votre conjoint ou votre conjointe développe un diabète de type 2, vous êtes plus à risque d'en développer un. Bien évidemment, cela ne tient compte que des facteurs de risques qui peuvent être partagés tels que les déterminants environnementaux et socio-économiques.

La méthode : une étude prospective

Les chercheurs de plusieurs départements universitaires (sciences médicales, sciences agricoles, sciences vétérinaires et écologiques, épidémiologie médicale et biostatistique, sciences chirurgicales et orthopédiques) de différentes villes (Upsalla, Liverpool et Stockholm) ont alors entrepris une étude longitudinale prospective consistant à récolter des données sur des paramètres précis (ici, la survenue d'un diabète) en suivant une population dans le temps pendant six ans maximum. Après avoir fait le tri à l'aide de critères d'exclusions, 208.980 paires propriétaires-chien et 123.566 paires propriétaires-chat ont été inclus dans l'étude. Tous sont nés avant 1961 afin d'exclure de l'échantillon les personnes jeunes, moins à risque de développer un diabète de type 2.

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