Angoulême, son palmarès et ses bisbilles

Par Romain Brethes
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« Le Fauve » de Lewis Trondheim illustre le palmarès d'Angoulême.
« Le Fauve » de Lewis Trondheim illustre le palmarès d'Angoulême.

En lieu et place des quatre jours de joyeuses réjouissances qui réveillent habituellement fin janvier la belle capitale assoupie des Charentes, le Festival d'Angoulême a limité cette année ses agapes à cette seule journée du vendredi et à une célébration en tout petit comité (quelques lauréats des prix décernés et leurs éditeurs, journalistes et personnalités). Au programme, visite de l'exposition consacrée à Emmanuel Guibert (Grand Prix de l'édition précédente pour l'ensemble de son ?uvre) et annoncée, à l'image de l'auteur, aussi poétique qu'iconoclaste, et remise des prix sur la scène du Grand Théâtre d'Angoulême (voir le palmarès ci-dessous ? loin de nos pronostics !) Mais les nuages s'amoncellent au-dessus de la vénérable institution, reconnue dans le monde entier comme le carrefour international du 9e Art. Le directeur délégué du festival, Franck Bondoux, espère encore éviter une année blanche avec une session de rattrapage prévue en juin.

L'affiche de l'exposition d'Emmanuel Guibert. © Emmanuel Guibert

Ainsi que nous l'a confié la codirectrice artistique de la manifestation, Sonia Déchamps, il est ainsi prévu pour l'été d'alléchantes expositions autour du talentueux Christophe Blain (Quai d'Orsay, Isaac le pirate), de Camille Jourdy (la dessinatrice remarquée de Rosalie Blum) et la prometteuse Lolita Séchan (fille d'un certain chanteur amateur de bande dessinée), ainsi qu'une rétrospective sur le survivant hippie Gilbert Shelton, le créateur des Fre [...] Lire la suite