Les anglicismes dans l'espace public passent devant la justice

#ILoveNice sur la promenade des Anglais - Capture d'écran
#ILoveNice sur la promenade des Anglais - Capture d'écran

I Love Nice ou J'aime Nice? Au bout de la promenade des Anglais, à Nice, une structure écrite en lettres géantes, prisées par les amateurs de selfies, a choisi la première option. Mais l'anglicisme, quant il s'agit du patrimoine français, est un sujet qui fait débat.

Louis Maisonneuve, avec son association L'Observatoire des Libertés, milite pour la défense de la langue française. Il a attaqué une douzaine de municipalités ou musées en justice. Il se fonde sur la loi Toubon qui dispose dans son article 3 que:

"Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française".

Une "gifle" à l'identité française

"Quand on va à l'étranger, par exemple aux États-Unis, on est invité à parler américain. Quand on vient en France, on est aussi invité à parler américain. C'est assez insultant pour le porte-étendard de notre identité française", explique Louis Maisonneuve à BFMTV.

"C'est une gifle à l'identité d'une culture qui a été une des premières cultures littéraires du monde", poursuit-il.

L'association a déjà obtenu gain de cause contre la ville de Roubaix qui avait accolé à son vélodrome un "I Love Roubaix" à l'occasion d'un événement sportif, qu'elle a dû retirer.

Article original publié sur BFMTV.com