Angleterre : les rugbywomen transgenres soumises à des contrôles ?

Par LePoint.fr
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Selon World Rugby, les joueurs assignés hommes à la naissance « sont plus forts de 25 à 50 %, sont 30 % plus puissants, 40 % plus lourds et environ 15 % plus rapides que les joueurs assignés à la femme à la naissance » (image d'illustration).
Selon World Rugby, les joueurs assignés hommes à la naissance « sont plus forts de 25 à 50 %, sont 30 % plus puissants, 40 % plus lourds et environ 15 % plus rapides que les joueurs assignés à la femme à la naissance » (image d'illustration).

En Angleterre, les femmes transgenres pesant plus de 90 kilos ou mesurant plus de 1,70 mètre pourraient bientôt être soumises à une évaluation par un entraîneur avant d'être autorisées à joueur au rugby féminin dans le pays, révèle le quotidien britannique The Guardian. Objectif : déterminer si elles représentent un risque pour la sécurité des autres joueuses. Le projet de la Rugby Football Union (RFU), qui prévoit également que ces joueuses transmettent des détails sur leur passé sportif, ne s'est cependant pas rangé derrière le World Rugby, qui a de son côté interdit les femmes transgenres du jeu international. Celles-ci représenteraient « au moins 20 à 30 % de risque supplémentaire » de blessure lorsqu'une joueuse est plaquée par une personne qui a traversé la puberté masculine.

Dans son projet, la RFU reconnaît que le bien-être des joueurs est primordial dans ce sport de contact et que ses propositions visent à « trouver un équilibre entre l'équité, l'inclusion et la sécurité de la participation ». « Nous comprenons qu'il existe plusieurs idées fausses sur les participants transgenres dans le rugby ainsi que dans la société en général. Cette politique vise à offrir une chance équitable à tous ceux qui souhaitent participer », explique-t-elle avant de poursuivre : « Il est important de prendre en compte les personnes concernées et le sentiment de communauté et d'acceptation que nos joueurs transgenres nous disent que le rugby leur procure. »

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