Au Royaume-Uni, 2,7 millions de personnes infectées en une semaine par les sous-variants d’Omicron

En Angleterre, 4 % de la population – soit 1 personne sur 25 – a été testée positive au Covid-19 durant la semaine du 22 au 29 juin, selon le dernier bulletin de l’Office national des statistiques au Royaume-Uni. Ces chiffres sont un peu plus bas ailleurs dans le pays, mais restent élevés : 1 personne contaminée sur 17 en Écosse, 1 sur 20 aux pays de Galle et 1 sur 19 en Irlande du Nord. “La proportion d’infections a à peu près doublé au Royaume-Uni depuis début juin”, souligne le New Scientist. Au total, rien qu’en une semaine, ce ne sont pas loin de 2,7 millions de personnes qui ont été infectées.

Ces contaminations sont majoritairement causées par BA.4 et BA.5. Il s’agit des sous-variants d’Omicron initialement détectés en Afrique du Sud, où le pic de la vague d’infection a été atteint mi-mai. Ils sont désormais majoritaires aux États-Unis et en Europe, où plusieurs pays – dont la France — subissent une importante nouvelle vague épidémique.

“Bien qu’ils soient génétiquement similaires, BA.4 et BA.5 sont plus transmissibles que BA.1 et BA.2, qui sont eux-mêmes transmis plus facilement que les précédents variants du coronavirus, tels que Delta et Alpha”, insiste l’hebdomadaire britannique.

Les hôpitaux encore sous pression

Une étude menée sur des hamsters suggère que les sous-variants les plus récents d’Omicron sont plus mortels que leurs prédécesseurs, mais ce n’est pas ce qui a été observé en Afrique du Sud. Difficile, néanmoins, de comparer la réponse des populations selon les pays, où des caractéristiques telles que la démographie, le taux de vaccination ou la prépondérance de tel ou tel variant précédent sont différentes. Par exemple, note le New Scientist, “l’Afrique du Sud a une population relativement jeune, or les personnes âgées ont tendance à être plus gravement affectées par le Covid-19”.

En outre, le fait que BA.4 et BA.5 soient plus transmissibles encore que ses prédécesseurs risque de poser des problèmes aux services de santé, déjà épuisés par deux ans et demi de pandémie. “Au Royaume-Uni, le nombre croissant d’infections entraîne une augmentation du nombre de personnes admises à l’hôpital avec le Covid-19, ce qui ajoute aux pressions sur les hôpitaux”, constate encore le magazine scientifique, qui note tout de même des signes encourageants :

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles