Angers : un vétérinaire relaxé après avoir aidé son ami à mourir

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Un homme atteint de la maladie de Charcot avait choisi de mettre fin à ses jours en 2019. (Photo d'illustration : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Un vétérinaire a été relaxé par le tribunal d'Angers. Il avait prescrit des médicaments à son ami atteint de la maladie de Charcot, en établissant de fausses ordonnances.

Ce lundi 2 mai, le tribunal correctionnel d'Angers (Maine-et-Loire) a relaxé un homme âgé de 62 ans, poursuivi pour avoir établi de fausses ordonnances. Ce vétérinaire de profession avait alors permis à un ami atteint de la maladie de Charcot, une maladie neuro-dégénérative, de mettre fin à ses jours en 2019, rapportent Le Parisien et Le Courrier de l'Ouest.

Les deux hommes s'étaient liés d'amitié en 2018, quelques mois après l'annonce de la maladie. "À la fin, il ne pouvait plus descendre de chez lui sans aide, relate son ex-femme au Parisien. "Il était attaché à une certaine liberté de penser. Pour lui, la dépendance et le fait que ses proches assistent à sa dégradation ont toujours été inenvisageable", explique-t-elle.

Le parquet fait appel

L'homme a tenté à trois reprises de se suicider notamment par noyade puis a finalement sollicité son ami vétérinaire. Ce dernier refuse une première fois mais finit par lui fournir des benzodiazépines, puis du pentobarbital, un anesthésiant destiné aux animaux.

"Il a fait preuve d’empathie, d’humanité et de courage en lui permettant une mort plus douce, confie son ex-femme au quotidien régional. Il faut se rendre compte de ce qu’est cette maladie, où l’on devient prisonnier de son propre corps. Ce choix était aussi une façon d’éviter à nos enfants des souffrances inutiles, ce qu’ils ont parfaitement compris."

Lors de l'audience, le vétérinaire a assumé ses actes et a expliqué avoir été sensible à la détresse de son ami, parfaitement lucide et constant dans ses demandes.

Le tribunal a prononcé la relaxe au nom de "l'état de nécessité". Une première dans le domaine de la fin de vie. Ce jeudi, le parquet, qui avait requis quatre mois de prison avec sursis, a fait appel.

VIDÉO - Pone, un musicien atteint de la maladie de Charcot qui compose avec ses yeux

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles