Anesthésistes, chirurgiens orthopédiques, neurochirurgiens… les médecins les plus souvent attaqués après opération

Certains réparent des genoux et des hanches. D’autres agissent de manière plus vitale sur le système nerveux. Qu’ils soient spécialisés dans l’orthopédie, la neurologie mais aussi la bariatrie et l’anesthésie, les praticiens du bloc opératoire en France sont trois fois plus souvent mis en cause que leurs confrères aux États-Unis. C’est le constat dressé par la nouvelle cartographie des risques opératoires réalisée conjointement par l’assureur français des chirurgiens Branchet (6.000 adhérents) et l’Américain Medpro, qui assure 240.000 médecins outre-Atlantique. Si ce chiffre peut en surprendre plus d’un, il peut s’expliquer par l’accessibilité des procédures de recours. Les patients de l’Hexagone peuvent en effet saisir gratuitement la Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux.

Parmi les spécialistes les plus mis en cause par les patients français, figurent d’abord les neurochirurgiens, mis en cause en moyenne tous les 1 an et 1 mois. Les suivants sont les chirurgiens orthopédiques (1 an et 10 mois) et bariatriques (1 an et 11 mois). La prothèse totale de hanche (PTH) et la prothèse de genou (PTG) sont d’ailleurs responsables des plus grosses indemnités octroyées. Si la responsabilité des anesthésistes-réanimateurs est moins visée (mise en cause tous les 6 ans et 4 mois en moyenne), la fréquence des mises en cause pour cette spécialité a augmenté de 25 % au cours des cinq dernières années, soit un sinistre tous les cinq ans en France. Mais leur responsabilité n’est retenue que dans 13 % des cas selon Branchet qui précise que “la sinistralité des anesthésistes-réanimateurs s’aggrave non pas en raison d’une dégradation des pratiques mais en partie en raison d’une responsabilisation croissante de l’équipe du bloc dans son entier”.

“Nous n’avons aucune culture de l’analyse de nos failles”

Plusieurs facteurs mènent à la remise en cause de la responsabilité des professionnels du bistouri. Notamment une mauvaise tenue du dossier médical : “dans 13

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