Andrée Navarro, la «maman des clubs RFI», nous a quittés

·3 min de lecture

Sa voix et son nom étaient bien connus des auditeurs qui suivent RFI depuis des années. Andrée Navarro est décédée, a annoncé sa famille. La journaliste avait travaillé notamment au service de la coopération avant d'être chargée des relations avec les auditeurs. C'est à elle, notamment, que l'on doit l'existence des Clubs RFI à travers le continent. La direction et toutes les équipes de RFI présentent leurs condoléances attristées à sa famille et à ses proches.

« Elle avait une vraie manière de célébrer l’Afrique »

Vicky Sommet, ancienne directrice des programmes de RFI, a travaillé avec Andrée Navarro. Elle témoigne de l’empreinte si particulière qu'elle a laissée. « Elle avait un vrai public, bien à elle, parce qu’elle était à la fois à l’antenne et avec les Clubs, mais elle était toujours là. Elle était là en fond, je crois que c’est important de dire ça. C’était vraiment quelqu’un qui avait une vraie connaissance de l’âme africaine. Et elle avait une vraie manière de célébrer l’Afrique, parce qu’elle faisait des interviews, des petits reportages. Elle donnait la parole non pas seulement à des personnalités connues, mais aussi à des inconnus qu’elle rencontrait. Elle aimait bien mettre en valeur les gens en racontant leur vie. »

« Les Clubs RFI c’était aussi une manière de mettre en valeur nos auditeurs, poursuit Vicky Sommet. Des auditeurs qu’elle ne connaissait pas nécessairement, mais dont elle connaissait bien les pays, les coutumes, les traditions. Elle les rencontrait lorsque l’on était en déplacement pour des festivals ou des concerts donnés par RFI. C’était peut-être la plus à même de faire ça. D’abord parce qu’elle avait une sorte d’entregent naturel, cette facilité d’approche avec les gens, et d’écoute également. Elle avait une personnalité qui se mélangeait bien sur place. Nous aimons nos auditeurs africains, cela n’a pas changé. Elle était vraiment une Africaine à sa manière ».

La maman des clubs RFI

Beaucoup soulignent le lien si particulier qu'elle entretenait avec les auditeurs. « Andrée était une maman pour nous, se souvient Nfana Diakité, qui l'a connue en tant que président du Club RFI de Bamako. On l’appelle d’ailleurs Maman Club RFI parce qu’au-delà du fait qu’on soit des auditeurs, on avait un lien très approfondi avec les auditeurs. Ça me plaisait beaucoup, je trouvais que j’avais une grand-mère ou une maman qui était aux petits soins. Lorsqu’elle est retournée en France, on a continué à parler avec Andrée après les émissions. A chaque fois après les émissions, on restait encore en ligne pour discuter de notre vie privée… Tous ces souvenirs me permettent de dire qu’Andrée est encore à nos côtés. »

Un sentiment également partagé par Abdoulaye Arif, qui l'a connue lorsqu'il était président du Club RFI de Ndjamena. « Elle était très proche des membres et des auditeurs en général. Elle était très disponible. Elle répondait à tout le monde, à toutes les questions. Elle prenait même le soin d’appeler certains auditeurs pour leur donner des explications par rapport à des questions qu’ils posaient. J’en garde un très grand souvenir, elle était la maman de tous les clubs RFI. Tout le monde l’appelait maman. C’est vraiment triste, c’est vraiment triste d’apprendre qu’elle est partie comme ça sans avoir pu lui dire au revoir. »