Les anciens collègues de Francis Heaulme à la barre

Libération.fr
A Montigny-lès-Metz, le 3 octobre 2006, lors d'une reconstitution en présence de Francis Heaulme.

Vendredi, la cour d’assises de la Moselle, qui juge le tueur en série de 58 ans, a écouté les témoignages de salariés de l’entreprise où il travaillait au moment du double meurtre de Montigny-les-Metz en 1986.

Il n’est resté qu’un mois dans l’entreprise de maçonnerie, mais le moins que l’on puisse dire c’est que son passage a marqué les esprits. Vendredi, les salariés de CTBE, à Montigny-les-Metz, se sont relayés à la barre de la cour d’assises de la Moselle pour parler de leur ancien collègue, Francis Heaulme, assis dans le box des accusés. Embauché le 7 septembre 1986, il est affecté à Verdun pour des travaux de toiture nécessaires à l’agrandissement d’un supermarché Cora.

On l’aurait recruté «par pitié», ou piston, car le patron connaissait sa grand-mère. Jean, l’ancien responsable de chantier, expose la situation d’une voix grave et rocailleuse : «Francis devait pas monter en haut. Je sais pas pourquoi ils l’ont embauché si c’est pour rien faire faire.» La nouvelle recrue de CTBE, souvent éméchée, est en effet cantonnée au sol sur ordre du patron. «Moi j’étais en haut, j’savais pas c’qu'il faisait en bas», insiste le témoin. «Comment était-il dans sa tête ?», interroge le président Gabriel Steffanus. «Ben les premiers jours, normal. Après je vais pas le regretter…»

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Francis Heaulme, qui arrive tous les jours sur son vélo rose de marque Mercier – «c’était pas le vélo de Poulidor», estime Jean – se fait très vite remarquer : il boit à outrance, se livre à des scènes d’exhibition sexuelle, tient des propos déviants, apporte des friandises à ses collègues, se coupe le pied avec une hache, jette des tuiles sur les clients… «Personne n’avait trop envie de travailler avec lui», résume Marc, un autre responsable de chantier, cheveux blanc et petites lunettes. Jusqu’à l’incident final : «il a volé une bouteille de whisky dans le magasin». «Il était ivre mort ?», demande le président. «Tout à fait», (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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