Un an de prison avec sursis requis contre Thomas Thévenoud pour fraude fiscale

Vincent Gibert
Thomas Thévenoud à Paris le 19 avril 2017.

JUSTICE - Le parquet a requis ce mercredi 19 avril un an de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité contre l'éphémère secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, poursuivi avec son épouse pour fraude fiscale en raison de retards dans leur déclaration de revenus, affaire qui lui a coûté son poste en 2014.

Le député (ex-PS) de Saône-et-Loire, qui n'avait passé que neuf jours au gouvernement, a annoncé récemment qu'il ne se représenterait pas aux prochaines législatives et qu'il arrêtait la politique. Six mois de prison avec sursis ont été requis contre son épouse Sandra.

La justice reproche au couple d'avoir déclaré ses revenus en retard pendant cinq ans, entre 2009 et 2013.

"Je considère que nous avons été défaillants, négligents", a déclaré à la barre Thomas Thévenoud, "c'était notre mode de fonctionnement". Une "difficulté" que l'un et l'autre ont "en commun", a ajouté son épouse. "A cause de ces omissions, de ces manquements, notre vie a basculé", a souligné aussi Thomas Thévenoud. Un "gâchis", a témoigné son assistant parlementaire.

Thomas Thévenoud a régularisé sa situation le 1er septembre 2014, chéquier à la main, il "exige" de payer, puis se rend à Matignon où le Premier ministre -Manuel Valls à l'époque- voulait l'entendre sur sa situation fiscale. Quelques jours plus tard, il lui annoncera qu'il est "démissionné".

"Evidemment qu'il aurait fallu dire non" et ne pas entrer au gouvernement, poursuit Thomas Thévenoud évoquant, à l'instar de Jérôme Cahuzac en son temps, une "part d'ombre". Il détaille un "clivage" entre "l'homme public" et le "contribuable défaillant".

"Phobie administrative"

Le président du tribunal Olivier Géron met "les pieds dans le plat" et l'interroge sur la "phobie administrative" qu'il a invoquée auprès du Canard enchaîné lorsque l'hebdomadaire satirique avait révélé ses impayés de loyer de son appartement parisien.

Cette "bêtise" a "fait rire la France entière", souffle-t-il, "c'était se chercher des excuses là où au...

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