Un an de pandémie. Comprendre le rôle délicat de l’OMS

Courrier international (Paris)
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Critiquée dans un récent rapport pour n’avoir pas agi suffisamment tôt quand l’épidémie de Covid-19 s’est déclarée en Chine, l’Organisation mondiale de la santé reste un organe consultatif qui dépend du bon vouloir des États.

À quoi sert l’OMS ?

Créée en 1948, cette agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies pour la santé publique a pour but affiché d’“améliorer la santé pour tous, partout”. Elle réunit des experts du monde entier pour formuler des recommandations servant de références internationales.

“Dans les situations d’urgence, le rôle opérationnel de l’OMS consiste notamment à diriger et à coordonner la réponse sanitaire à l’appui des pays, procéder à l’évaluation des risques, identifier les priorités et instaurer des stratégies, fournir des conseils techniques essentiels, des fournitures et des ressources financières et également suivre la situation sanitaire”, peut-on lire sur son site.

Au cours des onze dernières années, l’organisation a supervisé la réponse mondiale à six urgences sanitaires, notamment l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, l’épidémie de Zika en 2016 et, à présent, la pandémie de Covid-19.

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“Mais – et c’est un gros ‘mais’ – l’OMS n’a qu’un rôle consultatif”, fait remarquer le site BBC News. En d’autres termes, elle n’a aucun moyen d’obliger les pays à appliquer ses recommandations.

Que lui est-il reproché dans la pandémie actuelle ?

Dans un rapport intermédiaire présenté mardi 19 janvier lors d’une réunion de l’organisation, un panel d’experts indépendants, dirigé par l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l’ex-présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, a estimé que l’OMS et la Chine auraient pu agir plus vite au tout début de l’

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