Il y a un an, Molenbeek devenait la "ville des terroristes"

Située à l'ouest de Bruxelles, la commune de Molenbeek-Saint-Jean est désormais connue par le grand public pour avoir abrité plusieurs terroristes. Un an après les attentats de Paris et de Bruxelles, les élus réclament plus de moyens pour lutter contre le phénomène de radicalisation.

Il y a un an, la ville apparaissait aux yeux du monde comme "une fabrique à terroristes". Mehdi Nemmouche, l'agresseur du Thalys, Abdelhamid Abaaoud, le présumé logisticien des attentats du 13-Novembre, mais aussi Salah et Ibrahim Abdeslam, deux des terroristes des attentats de Paris, ont tous gravité autour de Molenbeek-Saint-Jean, l'une des 19 communes de Bruxelles. C'est d'ailleurs là que l'unique survivant des commandos des attaques de Paris, Salah Abdeslam, a été arrêté le 18 mars 2016. 

Un an après l'attentat de l'aéroport de Zaventem et celui du métro bruxellois, qui ont fait 32 morts, Molenbeek-Saint-Jean n'a pas oublié. En novembre dernier, une flamme de l'espoir, protégée par une sculpture, a été inaugurée. Elle reste allumée jour et nuit en mémoire des victimes des attaques terroristes en Belgique et en France. Mais le soutien manque pour lutter contre la radicalisation.

"Une commune comme Molenbeek, qui est une commune qui a des difficultés sociales et économiques importantes, a nécessairement besoin d’aide", insiste la bourgmestre, Françoise Schepmans. "D’aide pour la sécurité mais aussi pour l’éducation, pour la prévention. Et c’est vrai que le soutien à la prévention se fait attendre."

70 individus surveillés

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