Un an après sa réélection contestée, Sassou-Nguesso toujours maître du Congo

Libération.fr

Disparitions, arrestations, censure… L’homme fort du Congo-Brazzaville reste sourd aux critiques internationales et aux procédures judiciaires contre lui et son clan.

«Bon, nous violons au quotidien les droits de l’homme. Alors aujourd’hui il y a eu quelle violation des droits de l’homme ? Si c’est au quotidien, aujourd’hui, au moment où nous parlons, il y a eu quoi ?» demandait vendredi Pierre Mabiala. Le ministre congolais de la Justice réagissait, sur RFI, à plusieurs rapports publiés par des organisations des droits humains, mais aussi par le département d’Etat américain. Lequel juge «alarmante» la situation qui prévaut dans ce pays d’Afrique centrale, où Nguesso, 73 ans, cumule trente-trois ans de pouvoir. Arrestations arbitraires, disparitions, censure des médias, restriction de l’aide humanitaire dans la région du Pool, considérée comme «rebelle» et systématiquement bombardée… Cette litanie d’abus décrit pourtant la vie au quotidien des 4 millions de Congolais, un an tout juste après la présidentielle anticipée qui a permis à l’inamovible maître du pays, Denis Sassou-Nguesso, de se maintenir une fois de plus au pouvoir.

Après avoir réussi à faire modifier la Constitution en octobre 2015 pour pouvoir se représenter, Sassou s’est déclaré vainqueur dès le premier tour du scrutin du 20 mars. Ce jour-là, le pays avait été coupé du monde : ni téléphone ni Internet pour rendre compte des opérations de vote, alors que l’opposition s’était cette fois-ci majoritairement regroupée derrière la candidature du général Jean-Marie Michel Mokoko. Lequel a été assigné à résidence le 4 avril, jour de la proclamation des résultats. Puis arrêté et jeté en prison à la mi-juin. Un an après, Mokoko est toujours sous les verrous, sans avoir encore été jugé alors que la détention préventive est censée se limiter à quatre mois. Il n’est pas le seul.

«La plupart des candidats à la présidentielle sont désormais derrière les barreaux, ainsi que plus d’une centaine de militants de (...)

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