Un an après le meurtre du militant palestinien Nizar Banat, la quête de justice se poursuit

Un an après le meurtre du célèbre militant palestinien Nizar Banat, sa famille espère toujours que la justice internationale se saisisse du dossier.

Avec notre envoyé spécial à Hébron, Sami Boukhelifa

Depuis un an, rien n’a changé. À l’entrée du quartier où vivait Nizar Banat, son portrait est peint sur plusieurs murs. Des banderoles lui rendent hommage. Habillée tout en noir, Jihane Banat, la veuve du militant, est toujours en deuil. « C’est tellement dur. Nous ressentons son absence tous les jours. Et lors des fêtes, comme durant l’Aïd ou le mois de ramadan, c’est plus dur encore. Le premier soir de ramadan, nous n’avons même pas pu rompre le jeûne, parce qu’il n’était plus là. Je ne sors plus de chez moi », témoigne-t-elle.

Et la mère n’est pas seule dans cette épreuve. Toute la famille fait le deuil de Nizar Banat, battu à mort par des membres des forces de sécurité palestiniennes. « Mon aînée vient d’avoir son bac, et nous ne l’avons pas célébré. Je n’ai même pas pu me rendre à la fête de fin d’année de mon autre fille. Elle était tellement triste. Elle est très jeune. Elle m’a dit : pourquoi papa n’est pas venu ? Toutes les autres filles étaient avec leurs pères, qui les prenaient en photo. Je lui ai expliqué que son père à elle était au ciel, mais qu’un jour il reviendrait pour la prendre en photo », ajoute la mère de famille.

« Ce n’est pas la loi de la jungle »


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