"Un entre-deux dont on ne sait pas très bien ce qu'il va en sortir" : il y a un an commençait le "Hirak" en Algérie

Christian Chesnot

Le 16 février 2019, les Algériens lançaient les premières manifestations d'ampleur pour s'opposer à un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. C'est le début d'une mobilisation, le "Hirak", qui va s'étendre à toutes les grandes villes, mettre des millions d'Algériens dans les rues et pousser le vieux président devenu grabataire à renoncer, sous la pression croisée de l'opinion publique et de l'armée. Un an plus tard, un nouveau président a été élu et un gouvernement a été formé, mais cette nouvelle équipe n'a pas convaincu les Algériens.


Depuis le début du Hirak, plusieurs têtes du pouvoir algérien sont tombées. Des gros bonnets de l'ancien régime croupissent en prison, comme Saïd Bouteflika, frère et influent conseiller de l'ancien président, ou encore le général Mohamed Médiène, dit Toufik, anciennement le tout puissant chef du Département du renseignement et de la sécurité. Il y a aussi d'ancien ministres ou de grands patrons.

"L'âge de raison"

Mais la rue algérienne ne veut pas d'un ravalement de façade. Les contestataires exigent un véritable changement politique de fond, explique depuis Alger, le journaliste Khaled Drareni : "Ce premier anniversaire sera sans doute l'âge de raison du Hirak, mais ce sera surtout l'occasion pour le Hirak d'investir le (...)

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