Amplegest préfère attendre des clarifications politiques pour réinvestir

Agences, AFP, Reuters
/ Regis Duvignau/REUTERS

La bonne tenue de l’économie mondiale ne pas suffit à entretenir l’optimisme sur les marchés financiers. Les gérants d’Amplegest estiment que ce sont les risques politiques qui rendent les marchés illisibles.

(AOF) - «L’économie mondiale va bien…malgré tout». Tel est en substance le message délivré par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, gérants associés chez Amplegest. L’économie mondiale aborde cette rentrée de septembre sur une note positive en dépit d’incertitudes politiques qui alimentent le stress des investisseurs, expliquent-ils.

Ainsi, les États-Unis affichent un taux de croissance de 4,2% pour le second trimestre. La consommation reste vigoureuse, de même que l’investissement résidentiel. Le commerce extérieur contribue positivement en dépit de la hausse récente du dollar. Les stocks sont aujourd’hui très bas et devraient remonter au cours des prochains trimestres. Le marché de l’emploi est toujours aussi robuste, laissant présager une poursuite du cycle de croissance. Seuls les chefs d’entreprise semblent aujourd’hui moins optimistes. Le spectre d’une guerre commerciale déclenchée par le président Trump pèse sur leur moral. La Federal Reserve va poursuivre son cycle normal de remontée des taux courts (encore deux hausses cette année), aidée par une inflation légèrement supérieure à l’objectif de la Banque Centrale.

Toutefois, le tableau de cette rentrée est plus nuancé en Europe, notent les deux gérants associés. Après la bonne surprise de 2017, le premier semestre 2018 a vu une légère décélération de la croissance économique imputable en partie à des éléments non récurrents (météo défavorable au premier trimestre, grèves en France, euro fort en début d’année etc.). Cette déception ne remet pas en cause le scénario d’une croissance solide pour 2018. Les derniers indicateurs (PMI industriels, IFO allemand) plaident pour une accélération progressive dans cette dernière partie d’année. La baisse de l’euro devrait également bénéficier à l’économie (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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