Amende avec sursis pour un Gilet jaune qui avait voyagé sans masque dans un train

Source AFP
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La SNCF assure que Gabin Formont a traité un de ses agents de « collabo », le 8 août. (Illustration)
La SNCF assure que Gabin Formont a traité un de ses agents de « collabo », le 8 août. (Illustration)

Il invoquait un « droit à respirer » pour ne pas arborer de masque dans un train. Figure des Gilets jaunes, le créateur de Vécu, autoproclamé « média des Gilets jaunes », très suivi sur Facebook au plus fort du mouvement, a été condamné, mardi 5 janvier, à 600 euros d'amende avec sursis à Brive où il était jugé pour rébellion. Trois mois de prison avec sursis avaient été requis à l'audience en décembre au tribunal judiciaire de Brive contre Gabin Formont, 30 ans, et sa compagne, ainsi qu'une amende de 500 euros et l'obligation d'un stage de citoyenneté. Ils étaient poursuivis pour rébellion et outrages envers des policiers et un agent de la SNCF.

Le 8 août, trois policiers étaient montés en gare de Brive dans le train Paris-Toulouse, sur demande de la SNCF, car un couple refusait de porter le masque, obligatoire en transports en commun. Selon la SNCF, l'agent avait été traité de « collabo » et un dialogue tendu s'était ensuivi avec les policiers, comparés à la « police de Vichy », selon leur avocat. À l'audience, le tribunal avait examiné des vidéos montrant l'arrestation de Gabin Formont, et les débats à l'audience avaient souvent dévié sur des sujets de société, de liberté d'expression, la loi Sécurité globale.

Gabin Formont, invoquant un « droit à respirer », affirmait avoir été « victime d'un excès de zèle du contrôleur » et avoir « juste enlevé le masque car on s'apprêtait à manger une salade ». Son avocat avait plaidé la relaxe, considérant que les out [...] Lire la suite