“Ambiance glaciale” : à la COP27, débats tendus autour du financement des dégâts climatiques

PHOTO JOSEPH EID/AFP

L’ambiance était “glaciale” lundi 7 octobre au deuxième jour de la COP27 à Charm El-Cheikh, en Égypte, note Le Temps. Et pas seulement en raison de la température de “la salle surclimatisée” dans laquelle se tenait le sommet. “La journée a consacré les revendications financières des pays du Sud, qui accusent leurs voisins du Nord de ne pas vouloir délier leurs bourses”, explique le quotidien suisse, en notant que “le bras de fer Nord-Sud sur la question du transfert des richesses et de la réparation des dommages était évident dès le premier discours, celui du pays hôte, l’Égypte”.

“Notre collaboration se base sur le principe de responsabilité commune mais différenciée”, a rappelé le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. “Les pays riches se doivent d’en faire davantage afin de soutenir les efforts d’adaptation”, a lancé le dirigeant, qui considère que les pays développés ont une plus grande responsabilité en termes d’émission de gaz à effet de serre.

Le patron de l’ONU, António Guterres, a “sermonné” de son côté les dirigeants de la planète en notant que leur inaction face à la crise climatique qui s’accélère s’apparentait à un “suicide collectif”, note L’Orient-Le Jour.

Le secrétaire général des Nations unies a pointé du doigt la “responsabilité particulière” de la Chine et des États-Unis et a notamment appelé à “revoir” le fonctionnement du système financier international afin de pouvoir mieux aider certains pays victimes de catastrophes, comme le Pakistan, touché depuis l’été dernier par des inondations historiques. Le gouvernement pakistanais a estimé le coût des dégâts à 30 milliards de dollars, note la Süddeutsche Zeitung, une somme que “le pays ne peut pas gérer seul”.

Un fonds pour aider les pays les plus vulnérables

“Les décideurs des pays les plus vulnérables veulent des engagements financiers clairs de la part des pays riches et un fonds créé spécifiquement pour aider les pays qui souffrent déjà de pertes et de dommages liés au changement climatique”, souligne le Washington Post. Les pays développés sont de leur côté plutôt favorables “au déblocage de milliards de dollars d’investissements privés pour aider à la transition climatique plutôt que de se concentrer sur des milliards de dollars de compensations publiques qui ne seront jamais suffisantes pour répondre aux besoins du monde en développement”, selon eux.

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