Ambassadrice française ou ennemie de la langue : pourquoi Aya Nakamura divise tant

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Aya Nakamura ne laisse personne indifférent. Quand certains voient en elle une Rihanna à la française, d'autres raillent un symbole de notre décadence culturelle et linguisitique. Une opposition qui en dit long sur les fractures qui nous traversent.

Son nom est partout. En grandes lettres en plein Times Square, quartier iconique de New-York, comme sur les lèvres de beaucoup français. Aya Nakamura. Deux mots qui, selon qui les emploient, précèdent une exaltation démesurée ou une série d'insultes gratuites. Seule constante, que l'on aime ou que l'on déteste la chanteuse originaire d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : la passion. Une opposition de style qui ne se joue pas uniquement autour d'une table, entre le fromage et le dessert, par un oncle à la traîne et une nièce à la dentition ferrée qui remplace les virgules de ses phrases par des "genre". Le premier théâtre de cet affrontement reste l'espace médiatique. Où les saillies ne sont pas beaucoup plus productives qu'elles ne le sont en famille.Gauches irréconciliablesIl y a donc d'un côté les pour et de l'autre les contre. Chez les premiers, on trouve bon nombre de titres d'une gauche que l'on peut décrire sans peine de bourgeoise. En tête, le quotidien Libération louvoie. Pour lui, l'interprète de "Djadja" a "composé une nouvelle musicalité pour la langue française, hachée menue par un parlé-chanté national". Le média en ligne Slate, lui, voit dans la chanteuse "une nouvelle génération de femmes issues des...

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