Amazon s’apprête à lancer “le plus gros plan de licenciements de son histoire”

Photo Brendan McDermid/REUTERS

Après Twitter, Meta ou encore Lyft, c’est au tour d’Amazon. Le géant de la vente en ligne envisage, selon le New York Times, de licencier une partie de son personnel pour faire face à la crise économique.

Le journal américain, qui s’appuie sur des sources anonymes, assure qu’environ 10 000 personnes travaillant au service des ressources humaines de l’entreprise et au sein de ses divisions techniques (notamment celles en charge de l’assistant vocal Alexa) et de vente au détail pourraient être renvoyées “dès cette semaine”. Cela représenterait “le plus gros plan de licenciements de l’histoire de l’entreprise”, avec le départ d’un peu moins de 1 % de la masse salariale mondiale de l’entreprise au 1,5 million d’employés.

Si le plan est mis en œuvre, “Amazon deviendra la dernière entreprise de la tech en date à licencier des salariés qu’elle souhaitait, jusqu’à il y a encore récemment, garder”. En début d’année, elle avait même augmenté le plafond de rémunération de certaines professions, invoquant “un marché du travail particulièrement compétitif”. À l’époque, elle pouvait encore compter sur les résultats records des années précédentes, en partie liés à la pandémie de Covid-19.

Vague massive de renvois

Depuis, la situation a évolué pour la firme américaine. Alors qu’elle avait doublé ses effectifs ces deux dernières années, “l’entreprise a pris la décision d’investir énormément d’argent et de s’agrandir rapidement, augmentant les coûts à un moment où l’inflation croît et les habitudes de consommation évoluent”. À tel point qu’un gel des embauches a été mis en place dès septembre dans plusieurs services et que certains projets, comme le service de télémédecine Amazon Care, ont été abandonnés.

Pour le New York Times, l’ampleur d’un tel plan de licenciement en dit aussi long sur l’état de l’économie mondiale, et plus particulièrement du secteur de la tech. “Après avoir racheté Twitter, Elon Musk a réduit de moitié les effectifs du réseau social, rappelle le journal. Et la semaine dernière, Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a annoncé qu’elle licenciait 11 000 employés, soit environ 13 % de sa masse salariale.” D’autres entreprises, comme Lyft, Stripe ou Snap se sont également séparées de certains collaborateurs ces derniers mois.

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