Amanda Gorman, la poétesse préférée des Biden, traduite en français

Par Valérie Marin La Meslée, Sophie Pujas
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La poétesse Amanda Gorman.
La poétesse Amanda Gorman.

« Où pouvons-nous trouver la lumière dans cette ombre sans fin ? » demandait-elle au début de son poème The Hill We Climb (La colline que nous gravissons), écrit directement en écho aux événements récents du Capitole. Et c'est bien d'elle, Amanda Gorman, 22 ans, dans sa tenue jaune d'or, que vint la lumière lors de l'investiture de Joe Biden, le 20 janvier dernier.

Suggérée au comité par l'épouse du nouveau président des États-Unis, Jill Biden, professeure d'anglais, la jeune poétesse native de Los Angeles en 1998 était déjà « Youth Poet Laureate » de sa ville à 16 ans, puis « First National Youth Poet Laureate » à 19 ans alors qu'elle étudiait la sociologie à Harvard. Elle a scandé de sa voix magnifique un chant d'espoir et d'appel à l'union, un manifeste démocratique aux Américains.

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Selon une longue tradition outre-Atlantique, la poésie illumine ainsi la politique, avec la présence de l'« inaugural poet » aux investitures, (dont l'africaine-américaine Maya Angelou pour Bill Clinton). Les deux font depuis longtemps bon ménage chez cette jeune femme rêvant d'être présidente, « fille noire maigre, descendante d'esclaves, élevée par une mère célibataire ». En 2036 ? Comme elle l'a envisagé dans une ITV au New York Times ?

En attendant, les lecteurs français pourront découvrir sa poésie dès le printemps. Les éditions Fayard feront paraître au mois de mai le poème « The Hill We Climb », précédé d'un avant [...] Lire la suite