Amalric, Cotillard, Wilson... Le Français, méchant idéal à Hollywood

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Depuis longtemps au cinéma, le méchant “made in France” fait recette en Amérique. La traduction d’une fascination réciproque et des malentendus entre deux cultures.

Des Français chics et snobs, dragueurs mais fourbes, dilettantes au travail… La série “Emily in Paris” surfe sur tous les clichés et ça marche. Sous la plume des scénaristes américains, un personnage français ne laisse jamais indifférent. En particulier pour incarner le méchant dans les films à grand spectacle. « C’est tellement délicieux pour eux d’avoir un ennemi qu’on peut caricaturer comme nous glissait Lambert Wilson à Laurent Delahousse. La pire nationalité à avoir à Hollywood est française ». L’acteur, qui rempile pour un nouveau “Matrix”, parle en connaissance de cause. Avec Vincent Cassel, Léa Seydoux ou Sophie Marceau, il fait partie de ces stars françaises passées devant les caméras américaines pour y camper de bien sombres personnages.Si beaucoup d’acteurs français ont la cote en Amérique, cela relève aussi d’une stratégie commerciale. « Depuis la fin des années 1990, Hollywood, qui gagne plus d’argent sur les marchés étrangers que sur le marché américain, s’est ouvert de manière importante à la venue de talents étrangers pour séduire les publics de ces pays », analyse Nolwenn Mingant, professeure spécialiste de la circulation internationale du cinéma hollywoodien. Et les talents hexagonaux ne sont pas les derniers à avoir bénéficié de cette ouverture.Le pic de 2003Evidemment, les Français ne...

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