Amérique du Sud: la Chine sème la zizanie au Mercosur

Les dirigeants des pays du Mercosur, communauté économique qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, doivent se réunir ce jeudi 21 juillet près d’Asuncion. Avec au menu des discussions : le très controversé projet d’accord de libre-échange entre l’Uruguay et la Chine.

De notre correspondant à Buenos Aires,

À l’aube du premier sommet en présence depuis le début de la pandémie, les dissensions sont plus exacerbées que jamais au sein du Mercosur, et notamment entre l’Argentine et l’Uruguay. La pomme de discorde, c’est cet accord de libre-échange que l’Uruguay voudrait conclure avec la Chine et dont l’Argentine, soucieuse de protéger son économie, ne veut pas entendre parler.

Le sujet avait déjà cristallisé les tensions lors des précédents sommets. En mars 2021 notamment, le président uruguayen Luis Lacalle Pou avait averti que le bloc devait s’ouvrir au monde pour ne pas devenir un fardeau. La remarque avait provoqué l’exaspération de son homologue argentin, Alberto Fernandez, qui lui avait signalé que l’Uruguay était libre de quitter le Mercosur s’il le souhaitait.

Pour la Chine, un accord de libre-échange avec l’Uruguay, petit pays d’à peine 3,5 millions d’habitants, représenterait une porte d’entrée vers le Mercosur et ses 265 millions d’habitants. Car c’est bien sûr les marchés brésilien et argentin que lorgne Pékin, qui utilise ces négociations pour essayer de forcer la main à Buenos Aires et Brasilia.


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