En Amérique latine, le pouvoir politique se féminise en trompe-l’œil

Contournement des quotas, répartition genrée des mandats, stéréotypes sur les candidates… Si l’Amérique latine est régulièrement présentée comme un modèle en termes de féminisation du pouvoir, la région semble avoir encore du chemin à faire avant de laisser les femmes au pouvoir.

« Pour la première fois en deux cents ans de république, je deviendrai la première femme présidente du Mexique. » Sourire franc et queue-de-cheval impeccable, Claudia Sheinbaum triomphe de l’élection présidentielle du dimanche 2 juin 2024 avec près de 58 % des voix face à sa rivale Xóchitl Gálvez. Au terme d’une campagne 100 % féminine, l’ancienne maire de Mexico rejoint ainsi les rangs des nombreuses femmes ayant dirigé un pays d’Amérique latine, comme Cristina Kirchner en Argentine (2007 - 2015), Dilma Rousseff au Brésil (2011 - 2016), ou Dina Boluarte, présidente du Pérou depuis le 7 décembre 2022. À ces États s’ajoutent encore la Bolivie, le Chili, le Costa Rica, l’Équateur (seulement pour deux jours), le Honduras, le Nicaragua, le Panama et le Salvador.

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