Aménagements des examens pendant le Ramadan : la laïcité est un bouclier qui libère

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" L'hostilité à la laïcité est due à une incompréhension de ce quoi contre quoi la laïcité s'est construit : le cléricalisme, qui exerce son emprise en dictant sa volonté aux fidèles et en prétendant peser directement sur le contenu des lois ", écrit notre chroniqueuse Nadia Geerts.

L’université de Nice Côte d’Azur l’a annoncé : elle va sanctionner un enseignant qui, sans doute animé des meilleures intentions du monde, avait accepté de décaler un examen à 22h30 afin de satisfaire la demande de certains de ses étudiants musulmans en cette période de Ramadan.Cet incident tombe quelques semaines après qu’un sondage récent réalisé auprès de lycéens français mettait en évidence ce fait alarmant : manifestement, la laïcité ne fait plus consensus. 52 % des lycéens sont ainsi favorables à l’autorisation des signes religieux ostensibles dans les lycées publics, et la même proportion est opposée au droit de critiquer une croyance, un symbole ou un dogme religieux.Le cléricalisme, voilà l'ennemiSans doute cette hostilité aux fondamentaux de la laïcité que sont l’absolue liberté de conscience et la sanctuarisation de l’école publique est-elle due, au moins partiellement, à une incompréhension de ce contre quoi la laïcité s’est donnée pour tâche de lutter, et qu’illustre à merveille l’incident de Nice : le cléricalisme.Le cléricalisme, en effet, désigne la volonté de pouvoir d’une religion qui prétend exercer son emprise non seulement sur des individus consentants, mais...

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