Alzheimer : ce médicament courant pourrait traiter efficacement les symptômes

Anxious worried elderly man feel nervous pessimistic look at window wait for someone has mental health problems think of death. Sick abandoned grandpa suffer of loneliness at home in retirement center (fizkes via Getty Images)

Prescrits pour traiter l'hyperactivité chez les enfants, plusieurs médicaments connus comme le Ritalin pourraient être bénéfiques dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude.

Cette nouvelle découverte suscite l’espoir. Selon une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Neurology Neurosurgery & Psychiatry et relayée par le Daily mail, les médicaments courants administrés aux enfants hyperactifs pourraient traiter la maladie d’Alzheimer. Les patients atteints de démence auraient vu leur fonction cognitive et cérébrale s’améliorer significativement après avoir reçu des médicaments contre le TDAH (trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) comme le Ritalin. Ils relanceraient une région du cerveau qui influence certains paramètres comme l'attention, l'apprentissage et la mémoire.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs britanniques ont examiné 19 études vieilles de 40 ans. Elles impliquaient près de 2 000 patients, pour la plupart âgés de 65 à 80 ans. À leur grande surprise, ils se sont aperçus que ceux qui avaient reçu des médicaments noradrénergiques avaient constaté un regain de motivation mais aussi une amélioration "légère mais significative" de la cognition globale, notamment de la mémoire, de la fluidité verbale et du langage. Concrètement, ces médicaments agissent en ciblant la noradrénaline, un neurotransmetteur dont les effets portent sur l’attention, l’apprentissage, la mémoire et la suppression des comportements inappropriés.

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"Une perspective passionnante"

"La réutilisation de médicaments qui existent déjà pour traiter la démence est une perspective passionnante", s’est réjoui le Dr Mark Dallas, professeur agrégé en neurosciences cellulaires à l'Université de Reading. Même son de cloche pour le Dr Andrew Reid, professeur adjoint de psychologie de l'Université de Nottingham, pour qui cette étude "montre une nouvelle voie de recherche prometteuse".

Désormais, les chercheurs de l'Imperial College de Londres, de l'Université de Cambridge et de l'University College de Londres appellent à davantage d'essais cliniques sur l'effet de ces médicaments sur la maladie d’Alzheimer. "Nous ne pouvons pas encore être sûrs de l'effet que ces médicaments pourraient avoir sur la vie quotidienne d'une personne, et nous ne savons pas si les avantages qu'ils procurent l'emporteraient sur les risques", a précisé le Dr Rosa Sancho, responsable de la recherche chez Alzheimer's Research UK.

Au total, selon l’OMS, 55,2 millions de personnes dans le monde sont atteintes d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée.

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