Altercation au couteau à Poitiers: une collégienne blessée, une adolescente arrêtée

AL
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Police (illustration) - AFP

La victime avait déposé une main courante contre son agresseur après des menaces répétées.

Une jeune élève de troisième a été blessée ce vendredi matin d'un coup de couteau à l'abdomen devant le collège François Rabelais de Poitiers et une adolescente, soupçonnée de l'avoir agressée, interpellée et placée en garde à vue, a fait savoir le parquet de Poitiers.

La blessée a été hospitalisée au CHU de Poitiers, mais son pronostic vital "n'est pas engagé", selon le parquet. Une autre jeune fille a été frappée à coups de poings avant que l'adolescente soupçonnée ne s'enfuie et ne soit finalement interpellée.

La jeune fille soupçonnée d'avoir porté les coups, âgée de 14 ans, devrait être déférée samedi et une information judiciaire ouverte pour violences aggravées avec arme, préméditation et devant un établissement scolaire, ayant entraîné une incapacité de plus de 8 jours.

"Tout le monde a été traumatisé"

Une altercation, pour une raison indéterminée, s'était "produite entre jeunes ce matin, avant le début des cours", aux alentours de 8h00, avait auparavant indiqué la préfecture dans un communiqué.

Selon un témoin de la scène, la bagarre a éclaté à l'extérieur du collège : "On a entendu crier, on a su que c'était un coup de couteau. Une fille est partie, elle n'était pas du collège. Tout le monde a été traumatisé, certains élèves sont rentrés chez eux", raconte-t-il.

Selon la mère de la victime interrogée dans l'après-midi, "elle va bien". La suspecte avait déjà menacé sa victime et une main-courante avait été déposée mardi au commissariat de Poitiers.

"Collectivement engagé contre la violence"

"Les assistants d'éducation présents ont porté les premiers secours. J'ai une pensée pour la victime. La communauté éducative est choquée", a précisé Thierry Claverie, directeur des services départementaux de l'Education nationale (Dasen) arrivé sur place à la mi-journée.

"C'est un établissement ordinaire sans problématique particulière. Nous sommes sur des phénomènes extérieurs à l'établissement. Il faut qu'on soit collectivement engagé contre la violence", a-t-il ajouté. Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place par les services académiques pour prendre en charge les élèves qui ont assisté à la scène.

Article original publié sur BFMTV.com

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