Alstom prêt à faire une offre à Bombardier

Guillermard, Véronique
Selon BFM Business, Alstom doit présenter son offre à Bombardier dans les prochains jours. / PATRICK HERTZOG/AFP

Un conseil d’administration du groupe français devait examiner, mercredi 12 février dans la soirée, les termes de cette offre.

Après plusieurs semaines de discussions, Alstom serait prêt à faire une offre au canadien Bombardier pour lui racheter sa branche ferroviaire. De source proche du dossier, un conseil d’administration du groupe français devait examiner, mercredi 12 février dans la soirée, les termes de cette offre. Selon BFM Business, Alstom doit la présenter à Bombardier dans les prochains jours. Pour d’autres observateurs, le groupe canadien pourrait annoncer la cession de son activité ferroviaire au français, en marge de la publication de ses résultats 2019, ce jeudi. D’après le quotidien économique allemand Handelsblatt - citant des sources industrielles - le montant du rachat s’élèverait à sept milliards d’euros.

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Le groupe de Montréal doit aussi préciser s’il conserve ou non sa branche d’aviation régionale que convoite le japonais Mitsubishi Heavy. Il doit également dire où en sont les discussions avec l’américain Textron (propriétaire des jets Cessna), qui s’intéresse à la division bizjets du Canadien. Très endetté (plus de 9 milliards de dollars), Bombardier traverse une très mauvaise passe. Il a mis en vente la quasi-totalité de ses actifs. Pour certains, la vente de la branche ferroviaire pourrait lui permettre de conserver ses actifs aéronautiques. Cela après avoir cédé à Airbus en 2018, pour un euro symbolique, le programme d’aviation commerciale (le CSeries, rebaptisé A 220) dans lequel il a englouti quelque 10 milliards de dollars.

Afin de racheter la branche ferroviaire (8,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires) de Bombardier, Alstom lui réglerait en cash son bloc d’actions, représentant 70% du capital. Le français paierait avec ses propres titres les 30 % contrôlés par la Caisse des dépôts du Québec. Celle-ci deviendrait le deuxième actionnaire d’Alstom, aux côtés de (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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