Alstom devient le numéro 2 mondial du ferroviaire en absorbant Bombardier

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Le constructeur ferroviaire français Alstom finalise ce vendredi le rachat de son concurrent canadien Bombardier transport. Ce rachat, approuvé par la Commission européenne en juillet dernier, fait d’Alstom le numéro 2 mondial du secteur derrière le Chinois CRRC.

Alstom met sur la table 5,3 milliards d’euros pour acquérir son concurrent canadien Bombardier. A l’issue de cette opération, le chiffre d’affaires du français Alstom passera à 15,7 milliards d'euros, et son carnet de commandes sera d’un peu plus de 71 milliards d’euros. Le groupe français présent dans 70 pays garde son siège mondial à Saint-Ouen, au nord de Paris.

La branche transport de Bombardier apporte dans la corbeille de mariage la plus grosse usine ferroviaire de l’Hexagone. Située à Crespin dans le nord de la France, elle emploie 2 000 personnes. De son côté Alstom possède de nombreux sites, mais moins importants. Au final, le nouveau géant du ferroviaire va employer 11 500 personnes en France.

Ce rachat est un soulagement pour Alstom, car en février 2019 la Commission européenne avait mis son véto au projet de fusion entre l’Allemand Siemens et le constructeur ferroviaire français. Bruxelles craignait alors une position trop dominante du duo industriel franco-allemand en Europe dans le secteur de la signalisation ferroviaire et des trains à grande vitesse.

Si la commission a cette fois ci donné son feu vert, c’est parce qu’elle estime que les activités respectives du groupe canadien et du groupe français sont plus complémentaires que concurrentes.