Alsace : des psychologues itinérants contre les violences conjugales

Chaque jour, Barbara Ebel, psychologue itinérante, parcourt une centaine de kilomètres en voiture. "Le premier rendez-vous est souvent plein de résistance et de méfiance", explique-t-elle. Elle voit des femmes victimes de violences conjugales, souvent accentuées par le confinement. Des femmes seules, sans ressources, qui doutent. Barbara a rendez-vous avec Ambre, dans un champ quelque part en Alsace. Elle ne veut pas recevoir chez elle. "Elle vous dégage de la culpabilité", assure Ambre. "Le fait de ne pas avoir à se déplacer, c'est déjà une chose qui met beaucoup plus en confiance, elle vient dans mon environnement." Consultations mobiles Barbara consulte dans une grande diversité de lieux. "C'est déjà arrivé dans une cafétéria, puis on ne pouvait plus y avoir accès (...) c'est devenu un banc dans une galerie commerciale", explique-t-elle. La vigilance des autorités est primordiale pour déterminer qui a droit à ce dispositif. Médecins, avocats, centres d'hébergement peuvent avoir la main. Actuellement, une centaine de femmes sont éligibles.