En Alsace, un musée privé riche de 11 000 objets consacré au général de Gaulle

Michel Rozier avait 14 ans quand Charles de Gaulle est mort, le 9 novembre 1970. Il se souvient, avec toujours autant d’émotion, de son père pleurant en lui annonçant la nouvelle. Depuis, il n’a cessé de collectionner tous les objets, mêmes les plus incongrus, faisant référence au Général. Journaux, revues, photos, mais aussi assiettes, tapis, stylos, capsules de champagne… En tout, 11 000 pièces qu’il expose dans son musée privé de Wintzenheim dans le Haut-Rhin. Aucun objet personnel Michel Rozier ne dispose d’aucun objet ayant appartenu à l’ancien chef de l’Etat. Intarissable sur sa vie et son œuvre, il rappelle que Charles de Gaulle avait demandé à son épouse Yvonne de brûler ses uniformes pour qu’ils ne deviennent pas après sa mort des objets de spéculation. Mais le collectionneur dispose quand même d’une pièce maîtresse dont il est très fier : un enjoliveur de la DS présidentielle, troué de deux impacts de balles. Témoin de l’attentat du Petit-Clamart, le 22 aout 1962, perpétré par l’OAS et visant à éliminer de Gaulle coupable d’avoir abandonné les Français d’Algérie. Pour s’assurer de son authenticité, Michel Rozier est allé jusqu’à consulter les rapports balistiques de la police.