Alphabet renoue avec la croissance, les annonceurs reviennent sur Google

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ALPHABET RENOUE AVEC LA CROISSANCE, LES ANNONCEURS REVIENNENT SUR GOOGLE
ALPHABET RENOUE AVEC LA CROISSANCE, LES ANNONCEURS REVIENNENT SUR GOOGLE

OAKLAND, Californie (Reuters) - Alphabet a publié jeudi des résultats nettement supérieurs aux attentes et renoué avec la croissance de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, au cours duquel les annonceurs sont revenus sur Google, première plateforme publicitaire d'internet, après le choc provoqué par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Le titre prenait 7% dans les transactions après la clôture à Wall Street.

Les investisseurs s'attendaient à un tel rebond depuis qu'Alphabet avait fait état en juillet d'un redressement des dépenses publicitaires des entreprises à la suite de l'effondrement provoqué à partir de mars avec les confinements de population à travers le monde.

L'activité publicitaire de Google a ainsi représenté 80% du chiffre d'affaires de 46,2 milliards de dollars (39,6 milliards d'euros) réalisé par Alphabet au troisième trimestre. Les analystes l'attendaient à 42,9 milliards de dollars, soit une croissance de 5,9% sur un an.

Le géant américain du numérique a réalisé un bénéfice de 11,2 milliards de dollars, soit 16,40 dollars par action, contre une prévision moyenne de 7,7 milliards, soit un BPA de 11,18 dollars, chez les analystes suivis par Refinitiv.

Des concurrents de Google comme Snap et Microsoft ont eux aussi fait état de revenus supérieurs aux attentes au troisième trimestre.

La croissance du chiffre d'affaires d'Alphabet reflète un bond des revenus de toutes les grandes activités du groupe attirant de la publicité, notamment le moteur de recherches et YouTube.

D'après Nicole Perrin, analyste chez EMarketer, la croissance des ventes de YouTube sur un an s'est élevée à 32% après environ 6% au deuxième trimestre. Elle l'attribue entre autres à l'appétit constant des annonceurs pour les catalogues de vidéos, au redressement des dépenses commerciales des marques mais aussi à l'approche de l'élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, favorable à la communication politique.

Alphabet avait subi au deuxième trimestre sa première baisse de revenus sur un an depuis son introduction en Bourse en 2004.

L'activité dans l'informatique dématérialisée ("cloud") a été quasiment stable par rapport au deuxième trimestre, tout comme les ventes d'applications, de matériel et d'abonnements à des contenus.

Les coûts et dépenses totales d'Alphabet ont augmenté de 12% sur un an à 35 milliards de dollars alors que les dépenses d'investissement se sont contractées de 20% à 5,4 milliards.

(Paresh Dave à Oakland et Munsif Vengattil à Bangalore; version française Bertrand Boucey)