Alpes-de-Haute-Provence : les secrets de fabrication du gin artisanal

Avec l’automne vient la saison de la cueillette des baies de genièvre, qui poussent à plus de 1 600 m d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence. "On les ramasse à cette saison parce que c’est là où l’on retrouve le plus de baies mûres, et parce qu’on arrive après le premier gel. Ça va concentrer les sucres et ça va libérer beaucoup plus d’intensité aromatique", explique Jérôme Millon-Rousseau, de la distillerie Lachanenche. Un alcool relancé par la mode des cocktails Les baies de genévrier poussent à l’état sauvage et sont utilisées depuis des générations dans la vallée de l’Ubaye. Un cadre de travail exceptionnel, presque relaxant, surtout en cette période. Les cueilleurs se sentent privilégiés. Les baies passent ensuite entre les mains du distillateur, une étape indispensable à la réalisation du gin. "On fait une macération et on vient ensuite complexifier avec d’autres arômes de fleurs et d’épices", détaille Benoît Millon-Rousseau. Le gin artisanal a été relancé ces dernières années par la mode des cocktails, qui met en avant le caractère marqué du genièvre des montagnes.